SÉCURITÉ ET TRANQUILLITÉ PUBLIQUE

La sécurité est l’une des priorités des Stéphanois.es.

Dans notre ville, le sentiment d’insécurité est grandissant. Les incivilités et les faits divers y sont devenus monnaie courante, tout comme les trafics de stupéfiants, qui créent un climat anxiogène.

Si la sécurité publique est d’abord de la responsabilité de l’État avec la Police nationale, les communes peuvent agir par la prévention, la médiation, l’éducation à la citoyenneté et doivent assurer avec fermeté, chaque fois que nécessaire, la tranquillité publique.

 

Pour renforcer la tranquillité publique à Saint-Étienne, dans le cadre des compétences municipales, nous nous engageons à :

  • Impliquer les citoyens et les associations dans la politique de médiation, de tranquillité publique, de sécurité et de prévention de la délinquance, dans une démarche de co-construction de la sécurité publique. La gouvernance du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sera notamment redéfinie dans cette optique.
  • Proposer l’organisation régulière de réunions publiques avec les différentes forces de sécurité dans les quartiers, dans le cadre d’une coopération renforcée et respectueuse du rôle et des missions de chacun.
  • Élaborer un nouveau Plan local pluriannuel de prévention de la délinquance, sur la base d’un diagnostic partagé, intégrant un « schéma local de tranquillité publique » associant les communes de
    Saint-Étienne Métropole.
  • Procéder à une évaluation de l’efficacité des nouvelles technologies et outils numériques de surveillance (caméras) et donner systématiquement la priorité aux moyens humains et à la présence sur le terrain.
  • Améliorer la sécurité dans les transports en commun, en s’appuyant sur l’apaisement des relations sociales et le redéploiement des ressources humaines, rendus possibles par la gratuité. Une attention particulière sera portée à la sécurité dans les Noctambus.

  • Développer significativement les Travaux d’Intérêt Général (TIG) dans les services municipaux, pour les auteurs de dégradations de l’espace public, en associant fortement les agents pour permettre d’augmenter le volume d’heures effectuées.

  • Apporter une réponse efficace aux incivilités et prévenir la récidive de la délinquance, notamment des plus jeunes, à travers la mise en place de mesures de justice restaurative, de médiation et autres espaces de dialogue entre auteurs et victimes.

  • Soutenir le projet d’implantation d’une nouvelle caserne de la Gendarmerie nationale dans le quartier du Soleil.

Des antennes de Police municipale dans les quartiers

En concertation avec les agents et après évaluation de l’ensemble des dispositifs municipaux de tranquillité publique, nous redéfinirons les missions de la Police municipale pour qu’elle soit ancrée dans chacun de nos quartiers, avec une présence effective sur le terrain.

Nous déploierons une véritable Police municipale de proximité à travers le développement de l’îlotage et l’ouverture d’antennes fixes ou mobiles dans les quartiers. Nous proposerons à la Police nationale d’y tenir régulièrement des permanences, dans le cadre d’une collaboration « gagnant-gagnant » avec l’État, permettant ainsi de renforcer le continuum de sécurité publique.

Pour réaliser cela à masse salariale constante, nous municipaliserons le service de la fourrière automobile. Très rentable, ce service mobilise indûment nos agents de la Police municipale. Nous pourrons ainsi dégager des moyens et du temps d’activité opérationnelle pour nos policiers.

ÉDUCATION ET PETITE ENFANCE

L’éducation, socle du futur

L’accès de chaque jeune aux savoirs est une condition de l’émancipation de chacun, mais aussi le premier moyen de lutte contre les inégalités. Nous plaçons au cœur de notre ambition le fait de valoriser l’école de la République, laïque et gratuite, en lui donnant les nécessaires moyens de son fonctionnement et en mobilisant toutes les énergies pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants et de travail des personnels. L’éducation, c’est également une offre périscolaire riche et ouverte à tous, quels que soient les moyens des familles.

Une nouvelle école en centre-ville !

Les écoles du centre-ville sont saturées. Il nous faudra revoir la carte scolaire et travailler à la création d’un nouveau pôle enfance sur cette zone, pour désengorger les établissements actuels.

Cette nouvelle école pourrait être installée sur le site de la Charité. Nous en ferons un site pilote en matière d’alimentation : nous maintiendrons cet établissement en dehors du champ de la délégation de service public de restauration scolaire pour y implanter un restaurant municipal approvisionné en produits 100% bio et locaux.

Parce que l’école publique est une priorité affirmée, nous nous engageons à :

  • Accélérer la rénovation des locaux scolaires, en particulier des bâtiments énergivores, et végétaliser les cours d’écoles pour lutter contre les épisodes caniculaires.
  • Remettre en place l’heure d’étude gratuite, supprimée par le Maire sortant, et en faire un véritable temps d’aide aux devoirs.
  • Mettre en place un plan de sécurisation des abords des écoles par rapport à la circulation automobile.
  • Développer l’offre et la qualité des activités périscolaires, notamment dans le cadre du « Plan mercredi » qui ouvre droit à des financements d’État.
  • Engager un plan de rénovation pour le château de la Perrotière.

Objectif +1 ATSEM par école maternelle

Parce que les premières années d’école sont
déterminantes, nous sommes conscients de la nécessité d’améliorer l’encadrement des tout petits. Nous revendiquons un objectif clair et ambitieux, un vrai choix politique : +1 ATSEM par école maternelle, à masse salariale municipale constante.

Une alimentation de qualité dans nos cantines

La santé de nos enfants passe par leur alimentation. Elle n’est pas seulement un besoin physiologique, c’est aussi une activité sociale, économique et culturelle. À l’heure de la transition écologique et des connaissances nouvelles en termes d’impact sur la santé, Saint-Étienne doit redevenir une référence en matière d’alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement et de la santé de nos enfants.

Pour cela, nous voulons :

  • Renforcer la qualité de la prise en charge des enfants le temps de midi.
  • Avoir comme objectif d’arriver à une restauration scolaire 100% bio et locale en fin de mandat, en soutenant un projet de développement de l’agriculture locale (ceinture maraîchère aux portes de la ville), impulsé par une expérimentation de maraîchage municipal destiné à alimenter le restaurant scolaire de la future nouvelle école de centre-ville.
  • Améliorer les repas « non programmés ».
  • Proposer « une journée des parents » lors de laquelle les parents pourront manger avec leurs enfants à la cantine.
  • Refuser toute exclusion d’enfants de la cantine pour des raisons financières.
  • Expérimenter sur quelques sites pilotes l’objectif de « cantine sans plastique ».
  • Maintenir l’offre de repas végétariens : un repas par semaine pour tous, en conformité avec la loi et une option végétarienne quotidienne possible sur demande.

Petite enfance

Développer l’offre petite enfance : une nécessité pour les familles

À Saint-Étienne, comme sur l’ensemble du territoire national, le premier mode de garde est le recours aux assistant.e.s maternel.le.s. Le mandat qui s’achève aura été marqué par l’absence de création de nouvelles places en crèches municipales et même pire, par un recul du service public, avec la fermeture de Tom Pouce.

 

Pour nos petit.e.s Stéphanois.es, nous nous engageons à :

  • Créer 100 places supplémentaires en crèches.
  • Développer l’usage des alternatives aux produits chimiques pour l’entretien des crèches, pour préserver la santé de nos enfants.
  • Soutenir et encourager la création de relais d’assistantes maternelles.
  • Développer l’alimentation bio et locale dans les crèches.
  • Soutenir le développement de maisons d’assistantes maternelles associatives, en abondant les aides à l’implantation de la CAF.

SANTÉ

Garantir l’accès à la santé

Les déserts médicaux ne sont pas que dans nos campagnes. Obtenir un rendez-vous auprès de certains professionnels de santé, y compris des généralistes, devient de plus en plus long et compliqué dans notre ville. Pour certaines spécialités (ophtalmologie, psychiatrie, dentaire…), les délais sont tout simplement incompatibles avec les besoins réels. Nous voulons lutter contre la baisse de la démographie médicale et encourager l’installation de jeunes médecins à Saint-Étienne.

 

Un centre de santé municipal polyvalent pour renforcer l’offre de soins de proximité

Nous proposons la création d’un centre de santé géré par la commune, salariant une équipe pluridisciplinaire de professionnels médicaux et paramédicaux.

Nous nous appuierons sur une analyse préalable de l’offre de soins du territoire, associerons les usagers à l’élaboration de son projet sanitaire et garantirons son intégration dans les différents réseaux (réseau ville-hôpital, réseaux de prévention…).

Par ailleurs, nous nous inscrirons dans le cadre des accords conventionnels avec l’Assurance maladie sur le financement des centres de santé, pour obtenir des moyens supplémentaires.

Ce centre constituera en outre un support efficace pour des actions de prévention, de promotion de la santé et d’éducation thérapeutique des patients.

Afin de garantir une plus grande effectivité du droit aux soins et améliorer la santé publique, nous proposons de :

Soutenir la mobilisation historique des professionnels de santé sur le territoire : urgentistes, service de psychiatrie du CHU, personnels du SAMU… et défendre auprès du gouvernement leurs revendications budgétaires et d’effectifs supplémentaires pour faire face à l’activité croissante.

Aider à l’installation de maisons de santé pluridisciplinaires, structures particulièrement attractives pour les jeunes praticiens intéressés par la coopération pluriprofessionnelle, l’approche globale des soins, la mutualisation des coûts de gestion et des temps administratifs.

Limiter l’usage des produits chimiques pour l’entretien des bâtiments municipaux.

Encourager et soutenir les associations qui interviennent dans le domaine de la santé et de la prévention, notamment sur les conduites à risques et les nouvelles addictions (dépendance aux écrans…).

Faire de notre territoire un modèle du développement du sport-santé et de la lutte contre la sédentarité, la pratique d’une activité physique régulière permettant de prévenir de nombreuses pathologies et de réduire voire de remplacer la prise de médicaments.

Funéraire, de la dignité pour nos défunt.e.s

Nous proposerons une offre de service municipal funéraire accessible pour toutes les familles, face à la situation actuelle de monopole des opérateurs privés. Par ailleurs, nous créerons un nouveau cimetière intercommunal paysagé, entièrement végétalisé et multiconfessionnel.

SÉNIORS ET PERSONNES ÂGÉES

À l’horizon 2040, les personnes âgées de plus de 65 ans représenteront plus d’un quart de la population.

Cette situation démographique sans précédent doit être préparée dès maintenant. Des « jeunes » retraité.e.s, qui sont souvent les piliers de nos associations, aux personnes en perte d’autonomie, nous voulons agir pour assurer à chacun.e une place digne et participative à Saint-Étienne.

De la dignité dans nos EHPAD !

Le mandat qui s’achève aura été marqué par une crise sans précédent dans nos EHPAD municipaux, avec des personnels mobilisés dénonçant le manque de moyens pour une prise en charge digne des résident.e.s.

Nous avons entendu ce malaise.

Nous prenons l’engagement de créer des postes d’aides-soignants et d’agents d’entretien dans les EHPAD municipaux.

Pour que tou.te.s les Stéphanois.es puissent continuer à vivre et bien vieillir dans notre ville, nous proposons de : 

  • Ouvrir le droit au pass loisirs séniors dès le départ à la retraite, et diversifier les offres auxquelles il donne accès, notamment dans une perspective de sport-santé et de prévention de l’isolement.
  • Renforcer les dispositifs de veille auprès des personnes âgées isolées lors des épisodes caniculaires.
  • Favoriser le maintien à domicile le plus longtemps possible, en renforçant la capacité d’action du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) comme outil central du « service public de l’action sociale » de la ville.
  • Soutenir l’habitat intergénérationnel et les résidences partagées.
  • Relancer le développement de places d’hébergement municipales pour les personnes âgées en perte d’autonomie : la fermeture de deux résidences autonomie, à La Rivière et aux Hortensias, par le maire sortant, est incompréhensible !
  • Offrir des possibilités de répit aux aidants avec des places d’accueil court séjour et des places en structures d’accueil de jour dans les résidences municipales.
  • Former et accompagner les personnels municipaux à l’accueil des nouveaux publics : personnes présentant des troubles psychiques, personnes handicapées vieillissantes…

SOLIDARITÉ AVEC LES PLUS FRAGILES

Un impératif d’égalité et de fraternité

Notre commune doit prendre toute sa place dans la lutte contre la précarité et contre toutes les formes d’exclusion. Nos services publics locaux, au premier rang desquels le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), doivent être pleinement mobilisés pour répondre aux urgences et aider les personnes en difficulté à s’en sortir. Cette solidarité en action concerne tous les âges, tous les accidentés de la vie, tous les exclus, sans oublier les personnes migrantes en situation de grande fragilité. Toute personne sur notre sol doit pouvoir bénéficier de notre fraternité active : si l’État doit assumer pleinement ses missions, ses manques ne doivent jamais être un prétexte au rejet des personnes en détresse.

Aux côtés des acteurs de terrain qui ont une grande expertise face à ces situations difficiles et de l’État, dans son domaine de compétence, nous proposons de :

  • Apporter une aide financière aux familles les plus fragiles pour l’acquisition de licences sportives et l’accès à la culture et aux loisirs, sous conditions de ressources, via le CCAS.
  • Travailler à la résorption de la fracture numérique en soutenant le développement d’espaces publics numériques.
  • Renforcer le soutien municipal aux centres d’accueil de jour pour les personnes sans domicile fixe, afin qu’ils permettent un accueil inconditionnel et proposent des services essentiels : collation, douche, possibilité de laver son linge, accès aux droits et aux soins, dispositif d’accueil des animaux.
  • Soutenir la création, à l’asile de nuit, de places supplémentaires.
  • Garantir la domiciliation administrative des personnes à la rue, avec le CCAS et les associations.
  • Recréer les conditions d’un dialogue opérant avec les services de l’État, les associations et les communes de la métropole, afin de pouvoir garantir un droit inconditionnel à un hébergement d’urgence pour les migrants sur notre territoire.
  • Mieux soutenir et écouter les associations d’aide aux migrants.
  • Pour les situations d’urgence, proposer la mise à disposition de locaux municipaux vacants, via une prise de bail symbolique par une association qui en assumera la responsabilité juridique.

Soutenir la création d’épiceries solidaires dans les quartiers !

Différents projets d’épiceries solidaires, portés par des associations, émergent à Saint-Étienne.

Ces épiceries, qui se présentent comme des commerces de proximité classiques, proposent des denrées de qualité à des prix très inférieurs à ceux du marché.

Les économies réalisées par les bénéficiaires doivent leur permettre de financer un projet établi en lien avec les travailleurs sociaux : plus qu’une simple action caritative d’aide alimentaire, il s’agit là d’un vrai contrat d’engagement et de partenariat entre la structure et le bénéficiaire, pour l’aider à atteindre un objectif et plus largement, retrouver de la dignité sociale.

Pour soutenir les associations porteuses de projets et développer à terme un réseau d’épiceries solidaires dans tous les quartiers de la ville, nous nous engageons à :

• Mettre des locaux à disposition.

• Accompagner la création d’une centrale d’achat pour mutualiser les coûts et réaliser des économies d’échelle.

• Aider à la mise en place d’une plateforme logistique pour approvisionner les épiceries solidaires.

HANDICAP

Une ville inclusive est utile à tou.te.s car chacun.e d’entre nous peut être confronté.e, même temporairement, à une accessibilité réduite, que ce soit pour des raisons de santé, d’âge, à la suite d’un accident…

Si la prise en charge du handicap relève essentiellement de l’État et du département, la ville est le bon niveau pour créer une société inclusive de proximité, où chaque personne, quel que soit le handicap dont elle est porteuse (mental, moteur, psychique, auditif, visuel…) puisse avoir pleinement accès à la vie sociale et à ses droits de citoyen.ne.

Pour que le handicap ne soit plus un facteur de précarité et d’exclusion dans notre ville, nous proposons, dans le cadre d’une politique volontariste, transversale et partenariale, de :

  • Mieux associer les personnes en situation de handicap, leurs familles et les associations, à la définition des réponses adaptées à leurs besoins en matière de politiques locales : éducation, loisirs, culture, santé, habitat, emploi…
  • Élaborer un plan pluriannuel pour tendre vers l’accessibilité universelle des services et infrastructures de la ville : services publics, rues, écoles, espaces verts, transports… en s’appuyant sur les instances de concertation, en particulier la commission d’accessibilité.
  • Soutenir les projets de construction ou de rénovation de logements accessibles et adaptés aux différents types de handicap, en particulier dans le parc social.
  • Faire émerger, avec des designers locaux, des solutions innovantes pour faciliter les déplacements sur les trottoirs : mobilier urbain repérable par les mal-voyants, rendant plus aisés les trajets des personnes à mobilité réduite…
  • Soutenir le réseau associatif et les structures dédiées, notamment pour le développement de campagnes de sensibilisation telles que « la ville en partage ».
  • Renforcer les politiques permettant de prévenir les ruptures et les inégalités en lien avec le handicap, au sein du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) : repérage des personnes isolées ou en difficultés financières, soutien à la continuité des parcours de vie de la petite enfance jusqu’au grand âge…

CULTURE

Nous voulons une politique culturelle qui crée du lien entre les habitants, contribue au mieux vivre et faire ensemble, prenne en compte toutes les formes d’expression, quand certains n’y voient qu’un vecteur de communication pour les médias nationaux.

Loin d’opposer les grands équipements aux acteurs culturels de proximité, notre ambition consiste au contraire à rapprocher les deux, en faisant vivre « l’esprit de Jean Dasté ».

Saint-Étienne, ville de festivals ?

Notre volonté est de déployer une politique de fort soutien aux festivals, avec une double orientation : lutter contre le morcellement et l’éparpillement de l’existant et diversifier l’offre vers des « disciplines nouvelles » (poésie, musique électronique, humour, cinéma…) porteuses d’attractivité touristique et donc de retombées économiques et d’image majeures.

Pour favoriser toutes les énergies créatives, mieux libérer l’imaginaire stéphanois et permettre à tou.te.s l’accès aux pratiques artistiques et aux offres culturelles, nous proposons de :

  • Implanter une médiathèque dans le secteur nord de la ville, actuellement carencé et répondre – en concertation avec les habitants des quartiers Sud-Est – au vide laissé par l’incendie du Nouveau Théâtre de Beaulieu, pour garantir un maillage territorial culturel de l’ensemble des quartiers.
  • Mener une politique culturelle décentralisée et innovante, en délocalisant certaines animations et représentations de l’Opéra dans les structures d’éducation populaire, pour permettre de sortir la culture des lieux dédiés et d’y faire participer davantage des publics divers.
  • Consacrer le site de l’ancienne École des Beaux-Arts aux arts plastiques et arts de l’image, dont la photographie, et en faire un lieu d’exposition pour les artistes amateurs.
  • développer l’éducation artistique et culturelle dans les secteurs en éducation prioritaire, en partenariat avec l’éducation nationale et les associations, en particulier la pratique du chant choral, pour ensuite envisager une « classe opéra » (à l’instar des classes orchestre, danse ou théâtre).
  • Redéfinir le projet culturel de l’opéra en l’orientant vers une mission pluridisciplinaire ouverte sur la ville et ses acteurs culturels de proximité et aller vers la création d’un Établissement public culturel métropolitain.
  • Consolider l’existence des nombreux théâtres stéphanois et compagnies locales de notre ville, en aidant au développement des spécificités de chacun.
  • Réinterroger la fusion du musée de la Mine et du musée d’Art et d’Industrie et harmoniser les tarifs des différents musées de la ville, en particulier les tarifications sociales.
  • Encourager les initiatives fédératrices dans les quartiers, en s’appuyant sur le maillage des structures, associations, écoles…
  • Créer un réel espace d’échanges et de croisements disciplinaires pour la nouvelle
    « Comète », en mettant ce lieu à la disposition de tous les acteurs culturels de la ville et en repensant sa gouvernance.
  • Redéfinir le modèle économique de la cité du design, en accélérant le déploiement de sa filiale commerciale, pour la rendre moins dépendante de l’argent public et revoir l’organisation de la biennale, pour en soutenir
    « l’appropriation culturelle » par les Stéphanois.es.
  • Soutenir la création d’un réseau associatif autour des « arts de la rue » pour favoriser l’organisation de manifestations culturelles populaires dans l’espace public.
  • Garantir le maintien d’une offre cinématographique en centre-ville.

Livre et médiathèques : nos engagements

• Expérimenter de nouveaux horaires d’ouverture pour nos médiathèques (nocturnes, dimanches), en concertation avec les organisations syndicales.

• Implanter une nouvelle médiathèque au nord de la ville.

Mener une politique ambitieuse de réduction des inégalités d’accès à la lecture.

• Rouvrir le prêt de livres aux enseignants et aux collectivités.

Transformer en profondeur la fête du livre en une fête du livre et de la lecture, dans laquelle les acteurs locaux du livre (éditeurs, libraires, auteurs, médiathèques…) prendront toute leur place, y compris en matière de pilotage et de gouvernance de l’événement.

VIE ASSOCIATIVE ET ÉDUCATION POPULAIRE

De très nombreux.ses Stéphanois.es sont engagé.e.s dans des associations.

Leur nombre et la diversité de leurs champs d’action sont sans limites !

Les citoyens impliqués dans la vie associative, créatifs, imaginatifs et bénévoles, sont un ferment de la vie communale. Ils sont porteurs du dynamisme local, éducatif, culturel, humanitaire, sportif, social…

Pour consolider et soutenir notre tissu associatif, encourager, reconnaître et valoriser le bénévolat, nous voulons :

  • Créer un guichet associatif unique : une ressource pour informer, accompagner les associations et faciliter les diverses démarches (demandes de matériel, soutien à l’organisation d’événements, coordinations et mutualisations, etc).
  • Soutenir nos associations locales dans la recherche et l’accès à des financements extra-municipaux : fonds de développement de la vie associative, fondations privées…
  • Garantir un dialogue constant avec les dirigeants associatifs.
  • Sécuriser le soutien financier municipal en promouvant une vision pluriannuelle des financements et simplifier les demandes de subventions (dossier unique, dématérialisation, coffre-fort numérique pour limiter le renvoi de documents similaires d’une année sur l’autre…).
  • Procéder à un état des lieux sur l’état et les moyens de mise à disposition de bâtiments municipaux, pour porter une politique de mutualisation d’espaces rénovés ou réhabilités.
  • Prendre en charge la taxe d’habitation pour les locaux associatifs qui y sont nouvellement assujettis.

L’éducation populaire : un joyau malmené

L’éducation populaire sous toutes ses formes a été malmenée dans le mandat qui s’achève, avec la fermeture inédite de 6 associations à travers la ville. Nous voulons redonner aux structures d’éducation populaire une place centrale dans la question du lien social et des solidarités dans les quartiers. Nous croyons au modèle de l’éducation populaire portée par des associations de proximité, loin d’une logique de « prestation de service » voulue par l’équipe municipale en place.

Pour cela, nous proposons de :

  • Organiser des « assises de l’éducation populaire », pour penser l’éducation populaire du 21e siècle avec les acteurs concernés.
  • Sanctuariser des financements pérennes pour les structures en matière de fonctionnement, contrairement à une démarche de soutien basée principalement sur une logique d’« appels à projets », par définition instable.
  • initier un plan d’investissement pour la rénovation des bâtiments.
  • Faciliter les coopérations et mutualisations des lieux dans l’intérêt de la population et dans une démarche de proximité.
  • Assurer un accès facilité aux sites culturels et sportifs pour les centres de loisirs, en développant des partenariats, et faire venir les professionnels de la culture et des sports au sein même des structures, dans nos quartiers.

SPORT

Faire bouger les Stéphanois.es avec une ville active et sportive

Le sport est en perpétuelle évolution. Face au fléau de la sédentarité, en particulier chez les jeunes, le sport est plus que jamais un enjeu de santé publique. Nous voulons proposer un plan de développement des pratiques sportives pour tous les publics et à tous les âges de la vie, dans un contexte où les associations sportives souffrent du délaissement de l’État (suppression des contrats aidés, disparition du CNDS…) et du désengagement financier des collectivités.

Pour consolider, développer et fédérer le mouvement sportif, nous proposons de :

  • Repenser l’Office du Mouvement Sportif Stéphanois (OMSS) et lui donner les moyens et l’autonomie dont il a besoin pour fédérer les associations, mutualiser des services, organiser des manifestations.
  • Enrayer la disparition des associations sportives, en proposant des conventions de financement pluriannuelles, pour sécuriser les clubs.
  • Mettre à disposition des moyens humains en éducateurs sportifs au service des écoles dès le plus jeune âge, mais aussi pour intervenir auprès des séniors.
  • Développer un héritage sportif, social et territorial aux Jeux Olympiques de 2024, en organisant en amont des jeux des manifestations sportives populaires et gratuites, des challenges dans les écoles, tout en mettant au cœur de l’implication de Saint-Étienne et sa Métropole la notion d’éco-responsabilité.
  • Accompagner les clubs dans le développement d’une offre de sport-santé-bien-être, de sport féminin, de sport-loisir et de handisport.
  • Soutenir les équipes de sports collectifs « locomotives » dans l’accession au haut-niveau, dans le cadre d’un maillage territorial à l’échelle de la Métropole, et conforter les pôles d’excellence : pôle France de gymnastique, escalade, BMX, course d’orientation…

Requalifier le Palais des Spectacles 

Complètement délaissé et sous-utilisé, le Palais des Spectacles doit pouvoir connaître une nouvelle vie. Nous engagerons une rénovation complète de cet équipement pour en faire un complexe multi-activités complémentaire à la salle omnisports.

Ce tandem d’outils sportifs permettra à Saint-Étienne d’accueillir des compétitions de masse, synonymes de publics nombreux, et aux clubs de se porter candidats à l’organisation de compétitions majeures, sources de retombées économiques pour la ville.

Pour les équipements sportifs d’aujourd’hui et de demain, nous nous engageons à :

  • Proposer un plan pluriannuel de rénovation des équipements sportifs, avec une attention particulière portée aux vestiaires et à leur accessibilité.
  • Travailler, en lien avec les clubs concernés, à la résorption de la carence d’équipements sportifs dans le sud de la ville.
  • Consolider l’excellence stéphanoise en matière de sport cycliste par la construction d’un équipement de type vélodrome.
  • Développer la mutualisation des équipements sportifs pour mettre à profit des clubs les nombreux gymnases scolaires dont la ville n’est pas propriétaire.
  • Aménager un pôle dédié aux sports urbains émergents (hip hop, skate..) et dédier un espace à la pratique de la pétanque.
  • Reprendre un plan de développement de sites sportifs de proximité dans les quartiers : city stade, agrès de gymnastique ou de musculation…
  • Déployer un plan d’aménagement des écoles (cours de récréation, salle d’évolution) favorisant la mixité des jeux et le développement de la motricité.

JEUNESSE ET VIE ÉTUDIANTE

Avec une offre de formation supérieure diversifiée et de qualité, des loyers très abordables, une vie culturelle riche, Saint-Étienne est une cité universitaire attractive, comme en témoigne la progression continue du nombre d’étudiant.e.s depuis 10 ans.

Mais le projet de fusion des universités lyonnaise et stéphanoise risque de se traduire par l’affaiblissement des services de proximité et de l’offre universitaire dans notre Métropole. Nos étudiants sont également concernés par l’augmentation de la précarité qui induit travail subi, des résultats altérés et, parfois, des situations dramatiques.

Pour que Saint-Étienne reste une ville universitaire attractive, pour faire reculer la précarité étudiante dans notre ville et pour accompagner nos jeunes dans leur insertion professionnelle, nous nous engageons pour :

  • Organiser des assises de la jeunesse stéphanoise, pour signer le départ d’une politique jeunesse fondée sur ses attentes réelles et non celles supposées par les élu.e.s.
  • Conserver l’autonomie morale et juridique de l’Université Jean Monnet, tout en renforçant sa collaboration avec Lyon.
  • Refondre l’ensemble des aides municipales en direction des étudiants (bourses au mérite des bacheliers, bourses ID Jeunes…) pour créer une « allocation d’autonomie » municipale de lutte contre la précarité étudiante, attribuée sur critères sociaux.
  • Maintenir une offre de logements étudiants à La Cotonne.
  • Soutenir le fonctionnement de l’épicerie solidaire étudiante dans le cadre de notre politique d’accompagnement du développement d’épiceries solidaires dans la ville : création d’une centrale d’achat, mise en place d’une plate-forme logistique d’approvisionnement…
  • Développer les services civiques, l’apprentissage et les formations en alternance, au sein des services municipaux.
  • Augmenter l’aide au permis B pour les jeunes, sous conditions de ressources, en lien avec la Mission locale.
  • Sécuriser les Noctambus.